29 juin 2006

Le petit chat est mort

medium_kowait.jpgPour la première fois ce jeudi 29 juin, les Koweïtiennes vont voter. Ce scrutin, qui intervient  à la suite de la dissolution du parlement le 21 mai dernier, ouvre une brèche dans tout le Golfe.

340 000 électeurs dont 57% de femmes sont en effet appelés à désigner les 50 députés de l'Assemblée nationale. Une avancée des droits d'autant plus remarquable que 28 des 253 candidats sont des femmes.

Mais le vote de la femme grillagée n'attire guère la sympathie des islamistes. Lettres de menace et rappel à l'ordre moral : «La place des femmes est à la maison. Elles ne doivent pas chercher à imiter les hommes en se présentant aux élections, l'islam l'interdit.»  Pour compléter la démonstration, les portraits de campagne d'Aïsha al-Rashid ont été gribouillés de moustaches et de barbes.

Aisha al-Rashid, ancienne journaliste, a sinon le sens de l'humour, celui des affaires : «Ces incultes me font de la publicité».

 

Les femmes, la politique, la religion... 

Je n'aime pas saluer, et d'ailleurs je le fais très mal. Mais je dois reconnaitre qu'aller voter, dans ce contexte, requiert un certain courage. La loi ne fait pas la pratique. La démocratie ne peut venir que de la rue.

Pendant ce temps, en France, d'autres se chamaillent à propos de la parité et de broutilles orthographiques... un  député, une députée?

La parité... quelle merveille de maladresse ! Voter une loi sur la parité, c'est un peu une déclaration performative : "les femmes n'arrivent pas à se faire un place parmis les hommes". Voilà ce qui se produit quand on pousse à l'extrême l'égalité des sexes : une absurdité. A-t-on au moins cherché à comprendre pourquoi les femmes ne s'impliqaient pas davantage? Traiter les symptomes n'a jamais guéri une maladie.

Mais revenons à nos islamistes, car c'est dans leur fief que se mènent désormais les grands combats...

J'aimerais que l'on me donne des références. Quelles sourates et quels versets du Coran interdisent à la femme de participer à la vie politique? Certes, le Coran -et la coutume- attribuent des rôles différents et complémentaires à l'homme et à la femme. Mais il me semble que Mahommet lui-même avait cherché à éduquer sa petite Aïcha, pour qu'elle lui succède en tant que guide de l'Islam.

Alors quoi?

25 juin 2006

Voila pourquoi ça me manque

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... le sud medium_vieux_nice.JPG medium_toulon0113.jpgmedium_mer-fer-toulon-var-france-353905.jpg

04 décembre 2005

Greffe de visage

Ou plutôt une "allotransplantation de tissus composites", comme si la longueur du mot devait témoigner de la lourdeur de l’intervention. A ce que j'ai compris, il s'agit de prélever les éléments un à un (et pas de tout décoller au laser comme dans Volte-face). On les replace ensuite sur le visage du patient et commence alors un véritable travail d'orfèvre : raccorder les veines, les nerfs, les muscles, greffer le cartilage... puis on balance la peau par dessus et on l'agraffe avec du scotch.

Oui Messieurs !

Vous vous demanderez certainement d'où je tiens toute cette science... et c'est une question judicieuse ! On m'a fait une greffe de peau il y a un an et demi. C'était certes sans commune mesure avec ce qui vient de se passer, mais ce passage par la case hôpital a laissé en moi une certaine fascination pour le bricolage-biologique.

Ce genre d’opération s’est banalisé et ne comporte aucun risque de rejet si le médecin est habile. Les choses se compliquent cependant lorsque les brûlures recouvrent une trop grande surface du corps (plus de 20%). Se pose alors la question des sites donneurs : faut-il étirer les tissus prélevés (greffe en filet, inesthétique), utiliser des ballons expandeurs avant le prélévement (une poche de sérum est placé sous la peau saine, que l’on gonfle progressivement pour étirer les tissus, je vous laisse imaginer le spectacle) ou encore greffer de la peau artificielle ?
La greffe de peau reste une opération délicate ; il faut un travail très précis du chirurgien pour que le résultat, plus que fonctionnel, puisse redevenir esthétique... ...à long terme : 2 à 5 ans pour une cicatrisation optimale, on ne remarque alors plus rien. Et ça c'est incroyable quand on a vu le greffon à J+10.

Ethique de l'esthétique? 

L’aspect esthétique joue un rôle primordial dans la guérison psychologique. La disparition des séquelles permet d'effacer le trauma. Je comprend que la patiente ait eu envie de prendre le risque qu’elle a pris. Perdre son visage, c’est déjà mourir un peu. Rien ne sera plus jamais comme avant. Vous avez vu Vanilla Sky ? N'allez pas le voir il est à chier. L'apparence (je ne parle pas de beauté) n'a rien d'une préoccupation superficielle. Valery ne disait-il pas "ce qu'il y a de plus profond en l'homme, c'est la peau" ?

Le Docteur fou reçoit l'aval du Conseil de l'éthique !!

Lorsque j'étais gamine, mon père ce héros avait greffé un pêcher sur un prunier. Deux entailles en biseau et le tour était joué : nous avions des fruits mutants pour l'été. Mais si une greffe de peau met deux ans avant de trouver sa forme définitive, qu’en sera-t-il d’une multi-greffe provenant d’un corps étranger ? On ne peut pas négliger les risques de rejet, même si les médecins se targuent de prévoir des injections de cellules souche prélevées dans la moëlle de la donneuse. Il faudra qu'on m'explique... J’ai comme l’impression que l'on joue avec Dieu.

J’aimerais connaître vos réactions sur les différents aspect de ce sujet (scientifique, éthique, psychologique, témoignages?). Et peut-être aussi sur la personnalité du docteur Dubernard... Ca vaut le détour !