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31 août 2005

Personnalité publique

Dans la catégorie des potins en veux-tu en voilà, le téléphone portable de Paris Hilton a été piraté, me demandez pas comment. Mais ne serait-ce que pour Eminem, je peux comprendre que le contenu fasse des envieux. Alors maintenant que c'est fait, c'est fait ! Jetez vous dessus comme des hyènes sur la dépouille d'un zèbre.

29 août 2005

Oï Va Voï

medium_oivavoiweb.jpgIls sont Juifs, jeunes, et résolument en marge du mainstream.
Oï Va Voï, le nom de leur groupe, est une interjection yiddish marquant la surprise. Et de fait ces jeunes gens sont surprenants, associant par exemple des sonorités typiquement juives à des rythmes drum'n'bass. (Tracks)

Laughter through tears est le premier album du groupe : suave, mélodieux et enjoué. Mais je ne me lancerai pas dans une critique musicale car assurément, ce n'est pas ce que je fais de mieux. Je vous conseille seulement de vous procurer Laughter through tears, ne serait-ce que pour la beauté de Od Yeshoma, de Refugee, A Csitari egyek alatt, ou encore Ladino song. Et s'il vous-plaît, donnez-moi votre avis sur leur musique!

Une merveille.

Marijuana traffic

Force est de reconnaître que beaucoup de jeunes de 15 à 25 ans fument de la marijuana, certains même en delà et en deçà de cette tranche d'âge. En bonne gamine curieuse, j'ai évidemment voulu essayer... Ma mère a de la chance, je n'ai jamais vraiment accroché.

Le phénomène, pourtant, m'a toujours intriguée. Je recherchais de la documentation, j'observais mes amis qui roulaient des tulipes, fumaient à l'indienne, se faisaient des soufflettes et autres tricks de fumeurs... Mon truc à moi, c'était d'analyser, et pour ça il faut rester lucide.

Si je remonte comme ça dans mes souvenirs, ce n'est pas pour faire de la prévention ni louer les mérites de la feuille dentelée... d'autres s'en chargent.

Mais en fouillant dans mes archives je viens de retrouver un petit article que j'avais écrit à 17 ans au moment du passage à l'euro. Ce n'est plus vraiment d'actualité mais, je suis tentée de le mettre en ligne.
Qui sait ? Si Mathieu, Claire, Vincent, Florent ou Pierre passent par là, peut-être cela leur rappellera-t-il de bons souvenirs...


Racisme latent

En cours d'anthropologie de la race, nous évoquions un jour la ségrégation sociale existant aux Etats-Unis du fait de l'appartenance à la catégorie Noirs ou Blancs.
Le professeur M. Bonniol nous fit remarquer qu'un homme à peine mat de peau sera considéré comme Noir même s'il n'a qu'un ancêtre noir. Je doute que cela se justifie de façon génétique en invoquant le caractère dominant du gène de la peau mate. Cette discrimination n'est nullement issue d'extrapolations scientifiques. Elle est le fruit de croyances liées à la pureté du sang ; le "sang noir" venant souiller le "sang blanc". Tout métis est donc irrémédiablement renvoyé du côté noir de la ligne de couleurs.
La noirceur serait-elle un ghetto?
Mais la discrimination n'est pas seulement liée à la couleur de la peau, c'est une discrimination plus profonde et insidieuse. Halle Berry qui a la peau claire et les traits occidentaux a-t-elle jamais été considérée comme une femme blanche? On a dit qu'elle était la première Noire américaine à obtenir l'oscar de la meilleur actrice pour Monster's Ball. Doit-on voir en cela une promotion sociale accordée par les Blancs? Une demi-concession?
Cette distinction entre le Noir est le Blanc est révélatrice d'un racisme rampant, subconscient... un racisme hérité d'une histoire esclavagiste et colonialiste que les mesures d'affirmative action ne font qu'entretenir.

Franchir ou abolir la ligne de couleur, telle est la question...

C'est toute empreinte de ces réflexions que j'ai commencé à lire La Tache de Philip Roth. L'histoire de Coleman Silk, un professeur de lettres Juif qui se voit un jour accusé de racisme pour avoir malheureusement employé un mot ambigu. Scandale à l'américaine : la solide réputation qu'il s'était construite au cours des années s'écroule comme un château de cartes. Il perd son poste et sa femme en meurt. Le roman commence quelques années après le drame.
Si certains critiques littéraires se sont surtout intéressé au sexe dans l'oeuvre, c'est à mon avis les analyses sociologique et psychologiques qu'il faut mettre en avant. La Tache est un roman féroce et chaleureux qui brasse des éléments fondamentaux de la société américaine à l'époque de l'affaire Lewinsky. Racisme, amour, haîne, sexualité, fraternité : Philip Roth dissèque le coeur humain avec pertinence et maestria, ce qui l'amène à replonger au travers de ses personnages dans le passé des États-Unis, depuis la crise de 1929 jusqu'à la fin du XXe siècle.

Mais ce que tout le monde ignore, c'est que Coleman Silk n'est pas Juif...

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